Brésil – Ultimate Fighting Championship, « l’autre » sport du pays du football.

Article de la première édition de Crossworlds (2013-2014 ).

L’UFC est presque aussi populaire au Brésil que le football, notamment parce que les brésiliens comptent parmi eux de vrais gladiateurs. Bref historique et reportage-photos.

  • Il était une fois

Au début des années 1920, deux frères, Hélio et Carlos Gracie, originaires de l’Etat du Pará dans le nord du Brésil, convaincus de la supériorité de leur technique de combat (qui sera par la suite connu comme le Jiu-Jitsu brésilien) décident de défier des adversaires de divers arts martiaux à travers le pays. Ces combats acquièrent rapidement une réputation sous le nom plutôt « catchy » de « Vale Tudo » (« Tout vaut » ou « Pas de règles ») et donnent naissance à la pratique du MMA ou Mixed Martial Arts.

Dans les années 1990, Rorion Gracie, fils ainé de Hélio, part aux Etats-Unis pour réaliser quelques petits combats avec des lutteurs locaux. Il rencontre alors un entrepreneur visionnaire, Art Davie, avec qui il fonde la ligue de l’Ultimate Fighting Championship (UFC) pour institutionnaliser les combats de « Vale Tudo ».

En 2001, les compères vendent la franchise à deux magnats de casinos, Lorenzo Fertita et Dana White pour la modique somme de 2 millions de dollars. L’UFC prend alors un tournant dans son histoire et se métamorphose pour devenir plus accessible aux fans. Fini les préjugés sur les brutes écervelées assoiffées de sang, quelques règles viennent encadrer les combats, les évènements deviennent des shows à l’américaine avec entrées fracassantes et shows pyrotechniques, la pratique est enfin reconnue comme un sport à part entière et attire désormais des publics de tout âge et genre.

  • et ils eurent beaucoup d’enfants

L’UFC est aujourd’hui retransmis dans 145 pays avec une moyenne de 354 millions de téléspectateurs à chaque évènement. En parallèle du marché américain qui explose notamment grâce aux diffusions télévisées, DVDs et autres produits dérivés qui vont du simple T-shirt siglé au caleçon moulant, le marché brésilien, en fier progéniteur, connait aussi une croissance exponentielle.

En 2011, l’UFC retrouve son berceau pour la première fois depuis le départ de Rorion Gracie. A Rio, les 14 000 places sont vendues en 74 minutes et génèrent près de 30 millions d’euros. Source intarissable de combattants, le Brésil compte 34 athlètes dans l’UFC dont 2 détenteurs de titres sur les 300 lutteurs que dénombre l’enseigne.

L’UFC reçoit donc aujourd’hui le titre de « 2ème sport du pays » derrière la religion footballistique. Reste à savoir si le petit scarabée a la capacité de dépasser le Vénérable Maitre. En tous les cas, une chose est sûre, le succès de ces deux pratiques sportives repose surtout sur la tendance à mettre en avant des personnages charismatiques, des figures emblématiques, des caractères auxquels on s’attache, des hommes dont le Brésil a besoin pour rêver. Comme l’explique le lutteur d’UFC bahianais Rodrigo « Le Minotaure » Nogueira : « Le Brésil est en manque d’idoles et nous, on a d’excellents combattants ».

  • Reportage-photos de combats de l’UFC

Le public prend place dans l’Arena Goiania pour l’évènement UFC.

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Préparation du ring.

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 L’entrée des artistes.

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 Présentation des lutteurs.

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Les lions dans l’arène.

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L’acclamation du public.

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 Un instant de pause: effort et concentration.

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L’étreinte fatale.

IMGP1991!

 Le K.O.

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La cloche sonne.

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Le coup de grâce et le triomphe du gladiateur.

IMGP2013!
Paul.
Crédits photo de l’article – Paul.

Une réflexion au sujet de « Brésil – Ultimate Fighting Championship, « l’autre » sport du pays du football. »

  1. Je découvre ce sport à travers votre article , pourtant je pensais ( à tort!) que le sport le plus répandu au Brésil, après le foot, était la Caporeira ,assimilée aux arts martiaux
    Comme quoi les certitudes …
    Les américains ne laissent rien échapper business oblige 😉
    Merci pour la découverte
    Louis

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