Chine – Balade à Hong Kong : une vitrine, une énigme

Article de la première édition de Crossworlds (2013-2014).

Rouge, bleu, jaune, vert, les couleurs se cognent et, entremêlées aux caractères chinois, un apparent désordre se crée. Bienvenue à Chai Wan, quartier industriel en reconversion où les boutiques s’amoncellent. On passe son chemin devant ces vitrines un peu kitsch et incompréhensibles pour l’occidental de base. Mais, deux mètres plus loin, c’est une autre devanture, une autre énigme, alors par goût du défi peut-être, par envie de découvrir surtout, on prend un peu de recul et les pièces du puzzle dessinent quelque chose de plus ou moins cohérent : un mode de vie. Toutes ces vitrines prennent sens une fois qu’elles sont réunies.

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Une épicerie. Crédits photo: CrossWorlds/Camille Azoulai

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Un tea shop traditionnel. Crédits photo: CrossWorlds/Camille Azoulai

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Un laboratoire médical. Crédits photo: CrossWorlds/Camille Azoulai

 

Vous passez ici devant un tea shop traditionnel puis devant un laboratoire médical, devant une boutique spécialisée dans les équipements électriques. Là-bas devant un barbier, devant des confiseries fraîchement ramenées des Etats-Unis mais aussi devant d’authentiques tranches de poulet lacérées à la main.

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Une boutique d’appareils électroniques. Crédits photo: CrossWorlds/Camille Azoulai

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Des tranches de poulet lacérées à la main. Crédits photo: CrossWorlds/Camille Azoulai

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De la street food. Crédits photo: CrossWorlds/Camille Azoulai

 

Cohérence ? La nourriture domine le tout, chacun achetant de la street food à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Il y a l’embarras du choix — de petites gaufres traditionnelles, du soja sous toutes ses formes, liquides ou solides, des siu mai (dumplings), et bien sûr des bouteilles de sodas bien familières… Au passage on dépose ses vêtements à la laverie, qui les rend implacablement entassés dans des grands sacs en plastique. Ou même on achète un carnet dans cette étrange boutique qui vend de tout, des affaires de bureau comme du papier toilette.

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Boutique de Sojas en tout genre. Crédits photo: CrossWorlds/Camille Azoulai

 

Ces vitrines racontent une histoire, celle du marché quotidien des locaux. Il faut se laisser embarquer. Dans L’Écume des Jours, le narrateur passe devant des commerces à bord d’un cocon qui sent la cannelle : “Ils marchaient, suivant le premier trottoir venu. Un petit nuage rose descendait de l’air et s’approchait d’eux.” Je vous invite donc à monter, à prendre place sur ce nuage hongkongais, de vitrine en vitrine. Ici ça ne sent pas la cannelle certes, mais sûrement une épice chinoise que ni vous, ni moi ne savons écrire (en tous cas pas moi).

Crédits photo: CrossWorlds/Camille Azoulai

Camille.

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