Contre Trump, les femmes marchent aussi à Londres et à Toronto

Nos correspondantes, en Angleterre comme au Canada, se sont faufilées dans les foules agitées de Londres et Toronto vendredi dernier. On y marchait pour les droits des femmes mais aussi pour tout un spectre d’autres mouvements, menacés par l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.

Our correspondants, in England and in Canada, sneaked in the agitated crowds of London and Toronto last Friday. These crowds walked for women’s rights but also for a large spectrum of social movements, threatened by Donald Trump’s election. [English version below]

A Londres

Une étudiante, un mégaphone dans une main, une pancarte dans l’autre, lance le premier chant. « Not the church, not the state. Women must control their fate ! » (« Ni l’Eglise, ni l’Etat. Les femmes doivent contrôler leur destin ! ») À quelques pas, dans la foule, une dame plus âgée nous confie qu’elle chantait exactement le même chant il y a 50 ans, lors des manifestations pour la légalisation de l’avortement en 1967 en Angleterre.

À Londres, environ 100 000 personnes ont marché dans les rues hier pour protester contre l’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis, vécue comme une menace aux droits des femmes.

A student, holding a megaphone in one hand, and a sign in the other, starts the first chant : « Not the church, not the state. Women must control their fate ! ». Further ahead, in the crowd, an older lady tells us she used to shout the exact same chant 50 years ago, during the demonstrations for the legalization of abortion in England in 1967.

In London, nearly 100,000 people marched in the streets last Friday to protest against the election of Donald Trump considered as a menace to women’s rights.

Clara Hernanz.

Crédits photo : CrossWorlds/ Clara Hernanz

« Notre pouvoir ne peut être quantifié ». Crédits photo : CrossWorlds/ Clara Hernanz

Crédits photo : CrossWorlds/ Clara Hernanz

Un Trump en carton vociférant dans la foule. Crédits photo : CrossWorlds/ Clara Hernanz

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Une manifestation qui rallie plusieurs causes. Crédits photo : CrossWorlds/ Clara Hernanz

A Toronto

Le 20 janvier, des centaines de milliers de personnes de tous âges à travers le monde, marchaient à travers le monde en soutien à la Women’s March de Washington. Seuls quelques milliers étaient attendus au Queen’s Park à Toronto mais ils furent plus de 60 000 à se rassembler pour faire preuve de solidarité et susciter une prise de conscience sur la menace que représente l’administration Trump pour les droits de la femme et les droits de l’Homme en général.

On prédit que Toronto sera la destination n°1 des Américains qui ont décidé d’émigrer suite aux résultats de l’élection, mais beaucoup craignent déjà que la rhétorique virulente de Trump ne traverse la frontière. Réputé pour son multiculturalisme et son ouverture à l’immigration unique au monde, le Canada s’unit pour montrer que les discours appelant à la division ou la misogynie ne sont pas les bienvenus ici.

On January 20th, hundreds of thousands of people of all ages marched all around the world in support of the Women’s March in Washington. Only a few thousand were expected to show up at Queen’s Park in Toronto, instead a spirited crowd of over 60,000 gathered to show solidarity and raise awareness on women’s and human rights threatened under the Trump administration.

Toronto is expected to be the number 1 destination for Americans fleeing the United States, while many fear that Trump’s hateful rhetoric might cross the Canadian border. As one of the most multicultural and welcoming countries in the world, Canada is determined to show that division and misogyny are a no-no here.

Tara Mirkovic.

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