Playlist : de l’Inde au Panama, un son par jour jusqu’en 2018 !

2018 approche à grands pas, et en prévision de la soirée du Nouvel An, l’équipe de CrossWorlds se mobilise pour vous offrir chaque jour un nouveau morceau international à ajouter à votre playlist !

Patea Māori Club – Poi E : JOUR J en Nouvelle Zélande !

Pour fêter le passage à la nouvelle année, nous clôturons cette playlist avec la contribution de Tom Février, correspondant en Nouvelle Zélande !

Poi E est la première (et seule) chanson māorie à être parvenue en tête des charts, et ce pendant tout le mois de mars 1984. Pourtant cela était loin d’être gagné, car aucune maison de disque n’avait voulu produire la chanson, et une fois cette dernière enregistrée avec les moyens du bord, aucune radio ou presque n’avait accepté de la diffuser.

Les paroles — en te reo, la langue māorie — ont été écrites par la linguiste Ngoi Pēwhairangi, et la musique a été composée par Dalvanius Prime.

La chanson et son clip sont un savant mélange de danses et chants traditionnels māoris (kapa haka), et de la culture hip-hop et breakdance très populaire au sein de la jeunesse des années 1980.

Un film documentaire sur la genèse du phénomène Poi E est même sorti au cinéma en 2016.

SANTA FERIA – Haciendo Nada : J-1 au Chili

Quentin Derobertmasure, correspondant à Valparaiso, fait découvrir un groupe de cumbia chilien !

Le groupe Santa Feria est très populaire ici. Leur musique représente bien l’ambiance de Noël à Valparaiso, sous le soleil et pendant les vacances d’été.

Le clip d’Haciendo Nada a été réalisé avec de nombreuses contributions personnelles, il illustre bien ce à quoi ressemble l’ambiance des fêtes de fin d’année au Chili !

CHILDISH GAMBINO – Me and your Mama : J-2 aux États-Unis

Raphaëlle Aubert, basée à Chapel Hill en Caroline du Nord, ambiance votre playlist avec un morceau à la frontière des genres.

Childish Gambino, de son vrai nom Donald Glover, est un acteur, réalisateur et musicien Américain. Il a été élevé dans la banlieue d’Atlanta (Géorgie, USA), berceau des musiques trap et rap américaines.

Donald Glover est d’ailleurs le créateur de la série Atlanta, qui met en lumière la scène musicale de cette mégalopole.

Awaken, My Love!, son dernier album en date de 2016, mêle rap, blues et gospel, et rappelle l’héritage musical Afro-Américain. La chanson Me and Your Mamma en est particulièrement représentative, et a connu un grand succès, notamment chez la jeunesse d’Atlanta.

ROMAN TAM – Lazerlights : J-3 à Hong Kong

Notre correspondant basé à Hong-Kong vous emmène faire un tour dans les années 80 !

À Hong Kong, le genre musical de référence est sans conteste la pop cantonaise, ou cantopop, ou même HK-pop.

Son plus célèbre interprète, le chanteur hongkongais Roman Tam, est devenu une véritable icône culturelle à Hong Kong. Pendant l’âge d’or de la cantopop, les années 1980, ses singles inondent les soirées festives hongkongaises, à l’image de Lazerlights (1983), curieux mélange de musique disco et chinoise.

EDUARDO PERALTA – El pornografo : J-4 au Chili

Adrien Urbin, l’un de nos correspondants au Chili fait un clin d’œil à la France en vous faisant découvrir un artiste de Santiago, passionné par un certain Georges…

Eduardo Peralta est un auteur-compositeur-interprète chilien qui se proclame « troubadour » dans un Français impeccable. Il découvre la langue de Molière lors de ses études au collège Notre-Dame de Santiago.

C’est avec le recteur de l’établissement qu’il prend plaisir à réciter, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, etc. Lors de son premier voyage en France en 1980, il tombe amoureux de la poésie, de l’humour et des mélodies de Georges Brassens.

Il se met d’ailleurs très tôt à traduire et adapter ses chansons en espagnol pour transmettre cette culture à ses compatriotes chiliens. Ce travail ne fut pas une mince affaire, car ces derniers n’étaient pas friands de la virulence envers le pouvoir politique et religieux chère à George Brassens.

Petit à petit Eduardo réussit son pari et se constitue un public. Il est très heureux de ses « étonnants lundis brasséniens », qu’il organise depuis 1999 au Meson Nerudiano, un Café-Concert style Rive Gauche des années 50. Il a fait participer plus de 180 artistes invités pour rendre hommage aux auteurs de la chanson poétique chilienne et ibéro-americaine, et aussi aux grands auteurs de la chanson francophone : Brassens, Brel, Ferré, Moustaki, Leclerc, Lapointe, et bien d’autres.

C’est un véritable bonheur de découvrir ses traductions et sa joie de chanter mais surtout de parfaire son Espagnol avec les airs de notre enfance. Et si au hasard d’une promenade dominicale à Santiago vous passez le long de Americo Vespucio, vous croiserez certainement Eduardo entrain de s’adonner à sa passion pour la pétanque avec ses amis !

IU – Palette : J-5 en Corée du Sud

Cyprien Miléa qui séjourne actuellement en Corée du Sud fait aujourd’hui honneur à la K-Pop !

Palette marque un puissant retour de IU, jeune chanteuse de K-pop, malgré un rythme relativement lent, grâce à son timbre profond et ses paroles matures.

IU nous invite à découvrir ses questionnements intimes, phénomène nouveau dans la K-Pop, tout en accueillant G-Dragon, figure à portée internationale.

Cette chanson a convaincu les jeunes Coréens, qui récitent religieusement ce léger « I’m fine, I’m twenty five ». IU est très acclamée en Corée, mais tout semble indiquer qu’elle le sera bientôt à l’étranger.

KANDIA KORA – Confirmer : J-6 en Guinée Conakry

Camille Russo, notre correspondante en Guinée Conakry, vous fait découvrir ou redécouvrir un artiste guinéen qui tourne déjà dans le monde entier à travers l’un des titres qui font danser ses compatriotes !

Kandia Kora, de son vrai nom Kandia Kouyaté, est issu de l’une des plus grandes familles de musiciens du pays : son père Mbady Kouyaté, lui-même descendant d’une longue lignée de griots, fut le directeur artistique du prestigieux Ensemble Symphonique Traditionnel National de Guinée dont la réputation s’est établie au-delà des frontières de la sous-région.

La musique de Kandia Kora puise ses racines dans la grande culture artistique madingue qui se transmet depuis le XIIIème siècle de génération en génération par les griots ou djélis. Ces derniers sont les « détenteurs et les conservateurs » de la tradition orale, les maîtres de la parole, souvent accompagnée de musique. En témoigne l’usage de la kora par le jeune artiste, instrument à corde harpe-luth au doux son caractéristique.

Kandia Kora connait aujourd’hui une carrière internationale : il accompagne en tournée le chanteur ivorien Tikken Jah Foly ou le groupe C2C, signe de nombreux duos avec le malien Sidiki Diabaté, et enregistre un morceau pour la BO du film Kirikou et les bêtes sauvages. Il n’en conserve pas moins un fort attachement pour sa terre natale, comme en témoigne ce hits des dancefloors guinéens : 224 est ma fierté !.

Vive le vent – Version chinoise: J-9 en Chine

A l’avant-veille de Noël, Laure Gutteriez, correspondante en Chine, vous propose la version chinoise de notre très célèbre Vive le vent : ou quand les mélodies qui ont bercé votre enfance passent le processus de mondialisation.

 

La majorité des Chinois pratiquant les religions traditionnelles du pays, Noël n’a jamais été une fête chinoise. Mais les enseignes ont compris que c’est une occasion qui fait vendre. Pour ce faire, malgré le très faible pourcentage de catholiques, les codes occidentaux sont repris dans le but de pousser à la consommation.

L’action, à l’origine commerciale, semble marcher. Aujourd’hui l’air de Vive le vent est très connu en Chine et a même sa propre traduction.

El tambor de la alegria – Musique traditionnelle : J-10 au Panama

Notre correspondante Judith nous embarque sur la piste de danse panaméenne !

El Tambor de la Alegria est l’illustration parfaite de la société traditionnelle panaméenne. On y trouve les rythmiques de percussions venues avec les esclaves africains ainsi que des chants criés et soudains qui illustrent la particularité de la chanson panaméenne.

El Tambor de la Alegria est une chanson connue par tous et entonnée par tous dès que l’occasion se présente. Bien que ses paroles soient simples et répétitives, elles sont là une retranscription de la société panaméenne de « l’Interior », le pays sans considérer sa capitale, vu par beaucoup comme le « vrai Panamá ».

Entre joie, pollera – l’habit traditionnelle des femmes panaméennes, et appel à la réunion entre Panaméens et Panaméennes autour d’une danse à la hanche cadencée, cet air est une légèreté entraînante et il est à découvrir ici !

ANDREAS BOURANI – Auf uns : J-11 en Allemagne

« Auf uns », littéralement « à nous ». Pour finir 2017 en beauté, Pauline Dumortier, nous présente le titre incontournable des soirées du Nouvel An en Outre-Rhin.

En avril 2014, l’artiste allemand Andreas Bourani sort son album pop Hey. Au mois de juillet, l’un de ses titres, « Auf uns », devient no 1 des ventes de singles en Allemagne et en Autriche et est nominé pour le prix de la meilleure chanson internationale.

Le tube est rendu célèbre dans toute l’Allemagne grâce à son utilisation comme générique pour la Coupe du monde de football au Brésil par la chaîne de télévision ARD. Après la victoire de l’Allemagne en finale contre l’Argentine , Andreas Bourani joue « Auf uns » en live au stade Maracana à Rio de Janeiro. Au retour de l’équipe à Berlin, il l’interprète cette fois devant la porte de Brandebourg. Le tube devient alors un hymne à la victoire et à la vie et le symbole de l’unité allemande;  le « I will survive » français de l’été 98.

Connu de tous les allemands, « Auf uns » est la chanson incontournable de toutes les fêtes.

MASHROU’ LEILA – Roman : J-12 au Liban

Pour commencer 2018, Wendy Trogneux, notre correspondante au Liban, nous propose d’allier tonalités envoutantes et paroles fortes.

Mashrou’ Leila, groupe de rock indie Libanais, sort l’été dernier une vidéo accompagnant une de leurs dernières chansons.

Roman, en Arabe, renvoie aux Romains, donc non-musulmans, et plus tard deviendra un mot désignant les Européens et l’Ouest. Cette chanson et vidéo remettent en cause les stéréotypes souvent créés par rapport aux femmes Arabes : voilées, opprimées par leur culture et religion. Ainsi, sur la vidéo, des femmes voilées et non voilées dansent, courent, mettent en valeur un féminisme qui se veut intersectionnel, en opposition au « white feminism » qui souvent remet les femmes Arabes au statut de victimes.

Le groupe de musique, entièrement masculin, chante en cœur « À l’attaque » au refrain : c’est, l’appellent-ils, un « cri de réalisation de soi-même », en traitant « l’oppression non pas comme une source de victimisation mais comme un terrain fertile duquel la résistance peut pousser ».

5K HD – What if I : J-13 en Autriche

Lorraine Vaney nous présente « une énigme sonore » autrichienne, pour teinter de jazz la soirée du 31 !

Quand il ne s’agit pas d’opéra, la scène musicale autrichienne se distingue par son atmosphère planante et mélancolique, influencée par le trip-hop, le jazz et post-rock.

En tête, le nouveau quintet 5K HD qui a sorti son premier album And to in A en Septembre dernier sous les applaudissements des viennois, conquis.

Fruit de l’alliance entre la vocaliste Mira Lu Kovacs et des jazzmen de Kompost 3, 5K HD se décrit comme un groupe de jazz avant-garde ; un genre suffisamment large pour leur permettre d’explorer de nouveau ensembles, puissants et fragiles à la fois.

LA SARITA – Identidad : J-14 au Pérou

Notre correspondante au Pérou, Lola Moinard, nous invite à commencer l’année sur du rock péruvien !

Chanson du groupe de Rock fusion La Sarita, Identidad, est issu du quatrième album du même nom édité en 2012.

Une chanson aux influences diverses, choisie parmi la richesse qu’offre le rock péruvien !

NUCLEYA – DHOOP feat. Vibha Saraf : J-15 en Inde

On démarre en beauté avec la contribution de Cécile, en Inde.

Dhoop (hindi pour soleil) est le dernier titre en date de l’artiste Nucleya. Celui-ci est devenu très populaire auprès de la jeunesse indienne après son premier album en 2015.

Son style unique est appelé « desi bass », mélange de bass et de sons et textes traditionnels et populaires indiens. Il est un des rares artistes du sous-continent à s’exporter tout en s’imposant face à l’industrie musicale de Bollywood qui bénéficie d’une quasi-hégémonie dans le pays.

Entre l’Inde et le Pakistan, la frontière transformée en piste de danse

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