Qui est le « frat guy » canadien ?

Difficile de se défaire de l’image clichée du « frat guy » lorsqu’on est une fille et que l’on pense au sexe opposé au Canada. Ce « guy » qui existe vraiment en dehors des séries américaines, qui a la réputation d’être un pro du beer pong, qui embrasse parfois ses biceps avant de réaliser un pointé de perfection (ça, je l’ai vu), qui organise des soirées où toutes les premières années de moins de 19 ans se réjouissent d’aller. A l’Université de Colombie Britannique (UBC), à Vancouver, beaucoup de ces « guys » vivent dans le « Greek Village », à quelques rues de chez moi.

Le Greek Village de UBC. Crédits photo - Clara.

Le Greek Village de UBC. Crédits photo: CrossWorlds/Clara Wright.

 

Une centaine de mètres plus loin, l’immeuble appelé la Panhellenic House accueille les filles de sororités, même topo mais version cliché poupée : elles préparent des gâteaux pendant la période de « rush », c’est-à-dire la semaine où les fraternités recrutent des nouveaux membres, elles se baladent en gang, portent des t-shirts arborant le nom de leur sororité, s’investissent dans des œuvres caritatives et les mauvaises langues les qualifient de filles faciles.

La Panhellenic House de UBC. Crédits photo - UBC.

La Panhellenic House de UBC. Crédits photo – UBC.

 

Mais voilà, se cantonner ainsi aux apparences, c’est dérangeant. Qui est le « frat guy » ? Quelles relations entretient-il avec son opposé, la « sorority girl » ? Sont-ils des complémentaires parfaits ? Quelles vérités peut-on retenir de l’image qu’ils véhiculent ? Quelles relations entre sexes opposés et quelles représentations de la fille et du garçon en général ? Cette image est-elle voulue ?

Pour y répondre, nous avons rencontré le président de Delta Kappa Epsilon à UBC, Brian Bortignon et une étudiante de UBC membre d’une sororité depuis quatre ans, qui a souhaité garder son anonymat. Nous avons aussi rencontré deux élèves européens ayant rejoint des fraternités pour une année, l’un à UBC  et l’autre un peu plus bas sur la côte Ouest, à UCLA (Los Angeles). La fraternité du premier a préféré qu’il ne révèle pas son nom pour l’article, craignant que les dires du nouveau divergent de l’image de la maison. Le deuxième a lui d’abord accepté de donner son nom, puis refusé, davantage par respect pour ses frères de fraternité que par crainte d’être réprimandé.

Pour faciliter la lecture, nous les doterons de noms d’emprunt: Mary, la jeune fille en sororité à UBC, Karl, le jeune européen en fraternité à UBC et Jack, celui en fraternité à UCLA. 

Le frat guy est-il le plus grand des fêtards ? 

Jack raconte avec des étoiles dans les yeux cette soirée où, avec un ami, il a sauté dans la piscine du toit d’une maison de fraternité. « Les gens étaient presque tous à poil, ils ont levé leurs verres rouges vers nous et crié ‘jump, jump’, ça c’était comme dans les séries américaines » mais ce n’est arrivé qu’une fois. Hormis les soirées qui rassemblent plus de 500 personnes, les soirées de fraternité sont comme partout ailleurs, « les jeunes y boivent, entre potes ».

Lendemain de grosse soirée à la frat Psi U de UBC. Crédits photo - Clara.

Lendemain de grosse soirée à la frat Psi U de UBC. Crédits photo: CrossWorlds/Clara Wright

 

Même discours au Canada. Brian Bortignon, président de Delta Kappa Epsilon, explique que chaque fraternité organise une grosse soirée par semestre mais que les choses ont changé depuis 20 ans. A l’époque, les membres de fraternités rivalisaient d’imagination pour faire « des folies » explique Brian, même s’il n’a pas d’exemple précis à nous donner. « Rien que dans la manière de sortir ou de se montrer, il y a vingt ans, les fraternités envoyaient 50 de leurs gars envahir un bar et y faire ce qu’ils voulaient », ajoute-t-il. Lorsque l’on évoque les beuveries desquelles les fraternités tiennent leur réputation, Brian précise que nul n’est jamais obligé de boire, ou de jouer au beer pong. Karl confirme, bien qu’il imagine mal « quelqu’un qui ne boit pas du tout rejoindre une fraternité ». Jusqu’ici, rien de bien différent des associations étudiantes françaises.

Et la fille de sororité ?

Selon Mary, à UBC, les filles en sororité n’organisent pas de soirées car elles vivent dans des appartements trop petits. Pourquoi ne pas utiliser les salles communes de la Panhellenic House  ? « Nous ne sommes pas couvertes contre les accidents liés à l’alcool ». Lorsque j’évoque la loi canadienne interdisant à plus de sept filles de vivre dans un même lieu sous peine que le lieu soit qualifié de bordel, Mary dit « en avoir entendu parler » mais n’en sait pas plus.

Aux Etats-Unis où les filles ont le droit de vivre à plus de sept dans une maison sans être qualifiées de prostituées par la loi, où elles ont donc la place d’organiser des fêtes, Jack raconte qu’elles n’ont également pas le droit de planifier des événements avec alcool. Karl ajoute que lors des « mixers », qui rassemblent chaque mercredi une sororité et une fraternité différente à UBC, il n’y a pas d’alcool « car les filles sont présentes ».

Résultat: c’est aux soirées de fraternité que les filles profitent de leur week-end. Jack se souvient d’une soirée d’une autre fraternité que la sienne, où les garçons, braves hommes des bois à moitié nus, ont débarqué dans une sororité en hurlant des chants. Les filles ont quitté leur maison et les ont suivis, en gloussant.

Crédits photo - UBC sororities.

Les sororités de UBC rassemblées. Crédits photo: UBC sororities.

 

Des filles soumises et des garçons machos ?

  • Une relation « d’égal à égal »

Les relations entre sexe opposés dans les fraternités ont déjà fait des scandales et cela dans les plus prestigieux établissements. Mais, Mary nous explique que le cliché de la parfaite femme au foyer vient des Etats-Unis: « Là-bas, les frais d’inscription à une sororité sont si chers que seulement les filles riches peuvent y accéder; ici, joindre coûte autant que de s’inscrire à un club AMS normal ». De plus, à l’entendre, les relations se fondent sur l’entraide, autant « en groupe qu’individuellement« . Lorsque  les garçons organisent des événements, les filles s’y rendent ensemble. Si un des garçons joue dans une équipe de sport, les filles vont le supporter lors des matchs. Si les filles ont besoin d’aide, les garçons leur prêtent main forte. Mary qualifie cette relation « d’égale » entre sexes.

L’égalité entre les maisons aussi: Mary raconte que ses soeurs et elles ne favorisent jamais une fraternité par rapport à une autre et vice versa. Chaque mercredi, à UBC, une sororité rencontre une fraternité différente lors des « mixers ». Par ailleurs, « une règle [leur] interdit depuis 2011 de soutenir une fraternité pendant les périodes de rush, aux Etats-Unis et au Canada », c’est-à-dire que désormais, les garçons n’ont plus le droit de demander aux filles « les plus sexys » de venir parader avec un t-shirt à l’effigie de leur fraternité – astuce jusque-là fréquente lors des périodes de recrutement, pour attirer l’oeil des potentiel candidats.

Pourtant, Jack raconte que dès la période de rush, il est très vite mis au courant des affinités entre fraternités et sororités; si l’on est célibataire, autant bien choisir ses futures partenaires de soirée.

  • Des frères et soeurs en concubinage

A la chasse aux clichés, je plonge dedans. « Dis-moi Mary, est-ce que tu trouves que les frat guys sont les plus sexys de l’université? » Mary reconnait qu’il existe des étudiants hors du Greek system « sexys » mais que, question pratique, il est plus facile de sortir avec un étudiant membre d’une fraternité. « Les maisons au Canada sont constitués de 70 membres environ – lorsqu’elles vont jusqu’à 200 aux Etats-Unis – ce qui fait du Greek Village de UBC un petit monde« . Ainsi, si Mary s’intéresse à un jeune homme, elle demande l’avis de ses soeurs.

Un cinquième témoin, dont l’expression du visage lorsque j’ai évoqué la possibilité de le citer m’oblige à ne révéler aucun détail sur cette source, hormis son sexe masculin et son appartenance à une fraternité, analyse la situation : « seules les apparences comptent. Les mecs et les filles vont se voir deux ou trois fois, pour coucher. La fille, si elle sait qu’un mec a couché avec toutes les filles de sa sororité, va vouloir coucher avec lui, pour être pareille que ses soeurs. Il ne faut surtout pas se distinguer. »

Mary pourtant me parle de cafés et de restaurants. En sa qualité de quatrième année, elle conseille aussi les premières années qui ne connaissent pas encore tous les membres du système Greek lors « semi formals » et des « formals », équivalent de nos galas en France. Il faut venir accompagner à ces événements et il n’est pas rare que les couples formés soient organisés par des soeurs plus vieilles qui maternent les plus jeunes en les casant. Même si la démarche peut paraître superficielle pour des Français, elle s’apparente au processus de « date » américain.

Le frat guy étudie-t-il ?

Une fois que l’on intègre une université nord-américaine on se rend compte que si les fraternités et les sororités sont connues pour leur sens de la fête et le cliché américain qu’elles incarnent, elles sont aussi convoitées pour l’excellence académique qu’elles encouragent.

Ainsi, Mary met l’accent sur l’importance d’être une « bonne » sœur. Pour ce faire, il faut payer les frais d’appartenance à la sororité dans les délais et il faut avoir de bons résultats académiques. Ces deux conditions garantissent que la sœur reçoive une bonne note GPA. La qualité d’une sororité s’évalue en calculant la moyenne de tous les pourcentages GPA des sœurs membres. Si une sœur n’obtient pas le pourcentage attendu, elle a rendez-vous avec le bureau exécutif de la sororité qui cherche à l’aider. Au contraire, une fille qui obtient des notes élevées (autour de 80-90%) peut se voir récompensée. La sororité de Mary stimule le travail en offrant des bourses à ses membres.

Selon Brian Bortignon, l’exécutif des fraternités est moins strict, bien qu’il encourage également les frères à faire « du mieux qu’ils peuvent« . 

Des étudiants qui "graduate". Crédits photo: flickr/CC/Andree Ludtke

Des étudiants qui « graduate ». Crédits photo: flickr/CC/Andree Ludtke

 

Le frat guy est-il politisé ?

La fraternité de Brian Bortignon, Delta Kappa Epsilon, a accueilli cinq présidents américains, tous républicains dont George Bush à Yale. Mais selon Brian, il faut faire la différence entre les fraternités au Canada et aux Etats-Unis. Si une fraternité partage une histoire fondatrice, un slogan, des couleurs, les maisons de cette fraternité réparties au Canada et aux Etats-Unis (appelées les « chapters ») organisent néanmoins les activités qu’elles souhaitent, peuvent avoir des centres d’intérêt différents et ont des critères de recrutement qui divergent.

« Aux Etats-Unis, les candidats savent à l’avance quelle fraternité ils souhaitent intégrer, parce que leur père était dans cette fraternité, parce que leur grand-père aussi… le système des fraternités là-bas est bien plus conséquent » explique Brian.

Delta Kappa Epsilon possède 50 chapters aux Etats-Unis et 6 au Canada. Au Canada, lors du recrutement, « tout le monde peut se présenter, c’est très détendu ».

Jack, de UCLA à Los Angeles, nuance cette vision. « L’an dernier, j’étais dans une fraternité sur la côte Ouest des Etats-Unis, et même dans un contexte d’élection présidentielle, on parlait pas de politique. » Pourtant, sur le site web de sa fraternité, cette dernière se présente comme plus « progressiste » que les autres. « Non, on s’en moquait, il n’y avait pas de débats politiques organisés au sein de la frat, ce n’était d’ailleurs pas un critère d’entrée lors du recrutement, auquel j’ai participé en tant que recrue et plus tard recruteur ». Néanmoins, il suppose que les frats à l’Est des US doivent être davantage politisées : « à Havard ou à Yale, ce doit être strict ». 

Le frat guy, un bon samaritain moderne

« L’aspect social est ce qui nous rassemble, mais pas ce que nous faisons réellement », explique Brian Bortignon. En tant que président de sa maison, il a à sa charge 100 bénévoles. Mary raconte aussi comment elle reçoit toutes les semaines une liste de lieux où elle peut aller faire du bénévolat. Jack ajoute que si dans sa fraternité, on était plutôt détendu académiquement et athlétiquement, tous se devaient d’être exemplaires lors des missions caritatives, comme Push America. Le caritatif n’est donc pas qu’une affaire féminine.

Delta Kappa Epsilon a rassemblé 30 000 dollars pour l'association Stick it to Cancer cette année. Photo prise sur leur page facebook officielle.

Delta Kappa Epsilon a rassemblé 30 000 dollars pour l’association Stick it to Cancer cette année. Photo prise sur leur page facebook officielle.

 

Finalement, que ce soit une question de vouloir véhiculer l’image du bon samaritain – Brian Bortignon, le président de la fraternité, insiste beaucoup sur les travaux caritatifs de sa maison – ou que ce soit une manière de revendiquer leurs actions et de contredire le cliché de tire-au-flanc, le résultat est le même : dans le Greek System, on s’engage. On s’engage pour les autres mais aussi et surtout pour ses frères et soeurs.

Le frat guy, un frère avant tout

Être membre du Greek system, c’est avant tout donner de son temps, de sa personnalité à un groupe, à une entité. C’est reconnaître dans des parfaits inconnus des frères, faire confiance au système de recrutement et s’associer, travailler, parfois vivre avec des nouvelles personnes.

Jack et Karl ont dû passer un examen de connaissances de l’histoire et des valeurs de leur fraternité, tests dont « tout le monde se moquait » précise Jack. Il a obtenu seulement 40% et fut accepté. Karl lui a réussi l’examen mais lors de notre interview, il ne se souvient plus du slogan de sa fraternité. Si la politique, l’histoire et le discours sur les valeurs ne semblent pas être les piliers des fraternités, nos quatre témoins sont d’accord : l’essentiel, c’est la communauté.

Jack se souvient de ce soir où sa fraternité s’était rassemblée autour d’un feu de camp. Les recrues étaient encore en période d’initiation et chaque membre devait raconter le plus heureux et le plus triste moment de sa vie. L’une d’elles a avoué être homosexuelle, d’autres ont pleuré, certaines ont eu des fous rires. Mary a choisi de rejoindre une sororité car, vivant à trois heures de UBC, elle n’arrivait pas à se faire d’amies pendant les heures de cours. Devenir une soeur lui assurait de la présence, des amies pour sortir. Un lien qui traverse les générations: le frat guy est aussi ce « mec » qui a un très bon carnet d’adresse.

D’où l’importance « du rush ».

Comment devient-on frat guy?

Lors des recrutements qu’elle fait passer en moins de dix minutes, Mary se concentre sur les projets auxquels les filles ont participé pendant leurs années lycée. Si une fille s’est engagée avant, elle sera investie pour sa sororité.

Mais c’est certainement à UCLA que Jack nous livre l’expérience la plus complète en tant que recruté puis recruteur. Tout fraîchement arrivé d’Europe, Jack se rend au village des fraternités lors de la semaine de recrutement dans l’espoir de vivre « une expérience américaine unique » alors que beaucoup de participants viennent seulement par curiosité et pour la nourriture à volonté. Car les moyens sont là pour avoir un rush de qualité, « Rush is the blood of the frat » disent les anciens de la fraternité de Jack : sans rush, pas de « pledge », pas de nouveaux, pas d’argent rentrant, pas de soirées, pas de frères, pas de frat.

En tant que recruteur, Jack a pu suivre la stratégie mise en place pour attirer les nouveaux et bien les choisir. « Tout est organisé par poste. A l’entrée, on place les membres de la frat’ qui ne sont pas très sociables, ceux qui sont chargés d’accompagner les potentiels recrues à la maison doivent être dotés d’un regard très critique, en quelques secondes ils doivent choisir vers qui orienter le nouveau… Car dans la maison, d’autres membres de la frat’ attendent pour discuter avec les nouvelles recrues. Ces membres-là sont ceux qui vont tout faire pour que le candidat veuille rejoindre la frat’. J’étais à ce poste. Mon but était de vendre la maison et on m’amenait des mecs comme moi, qui étaient européens, qui faisaient du rugby…« 

Un frère, c’est donc celui qui va permettre à la frat de grandir et de vivre. Dans les candidats, les élus sont ceux qui correspondront le plus à l’esprit de la maison. Le journal Ubyssey de UBC a d’ailleurs écrit un article pour définir les caractéristiques de chaque maison. Comme l’explique Mary, ce qui compte, c’est que l’ensemble de la fraternité ou de la sororité fonctionne, que les membres constituants s’assemblent bien.

Être frère à Delta Kappa Epsilon. Photo de couverture de leur page facebook.

Être frère Delta Kappa Epsilon à UBC. Photo de couverture de leur page facebook.

 

 Quelle image du garçon révèle le « frat guy » ?

A UBC s’opposent donc les sexes, dans l’espace, en vis-à-vis : les filles dans la Panhellenic house, les garçons dans le Greek Village. Le sexe biologique compte – ce n’est pas parce que ta sexualité ou/et ton genre te rapprochent du sexe opposé que tu vas avoir ta place dans leur maison.

CrossWorlds a tenté de dresser le portrait du « frat guy ». Dire « le frat guy » implique dès le départ que je portais un regard biaisé sur ces membres de fraternité, sur cette « espèce » fascinante, aussi bien attrayante de par le rêve des campus américains qu’elle incarne et repoussante de par ma situation de française (je me dois d’être classe).

Le « frat guy » n’est pas bien différent d’un « mec » normal d’université en association en France. Mais peut-on encore une fois réellement catégoriser de la sorte ? Il incarne des stéréotypes non pas liés aux fraternités, mais à la société conservatrice en général.

C’est bien la loi canadienne qui considère que vivre à plus de sept filles dans une maison transforme cette maison en bordel, c’est bien l’exigence sociale qui demande que l’homme soit athlétique, que la fille soit jolie, qui veut que l’on ait de bons résultats académiques, que l’on trouve un bon parti, que l’on s’investisse dans le « community work » si populaire en Amérique du Nord. L’image compte plus qu’ailleurs certes, ce sont des « mecs » qui revendiquent leur appartenance à un tout, leur affiliation à d’autres mecs, à des filles via le système Greek. Ce sont des personnes qui acceptent volontiers de témoigner et de répondre aux questions mais refusent d’engager leurs frères et soeurs avec eux si la hiérarchie ne les autorise pas. Ce sont des habitués des critiques extérieures qui ont compris que jouer sur les stéréotypes contribue au mythe. 

Clara Wright
@clarawright_

3 réflexions au sujet de « Qui est le « frat guy » canadien ? »

  1. This article is a prime example of ignorant,unfair journalism. Find something worth writing about. This just makes the Greek system look bad and makes you look incompetent. This does not represent fraternities or sororities one bit, just one arrogant, french woman’s take on it.

    1. Dear Tony, I’m sorry you took it that way as my goal was the opposite: I started with clichés people can have about the Greek system and tried to deconstruct them when they were wrong.

  2. Finalement ce désir de vivre en groupe combat cet espèce de sentiment que les gens à l’age adulte se replient sur eux mêmes. Membre d’une association les méthodes de recrutement me font rêver. Au delà des fêtes plus ou moins arrosées et des relations entre sexe opposé qui sont notre credo, cette organisation me parait plutôt adaptée. Nous rêvons tous de rayonner en maitrisant ce pouvoir pour être vraiment dans l’aide et la compréhension.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *